Confiance en soi : comment lui donner des ailes ?

Confiance en soi : comment lui donner des ailes ?

Fortement liée à l’estime et à l’amour de soi, cette capacité à croire en ses compétences, capitale pour aller de l’avant, permet à votre enfant d’affronter et de franchir les différentes étapes de la vie. Pour cela, il a besoin de vous !

Pourquoi est-ce si important que votre enfant ait confiance en lui ?
Parce qu’un enfant rassuré sur ses capacités est capable de surmonter ses peurs et ses échecs et a envie de progresser ! Ce sentiment de confiance – les psys parlent de sécurité intérieure – s’installe dès les premières années. Votre rôle est donc de l’aider à trouver en lui les ressources pour qu’il établisse les bases de ce sentiment essentiel pour son équilibre et son bien-être. A vous de vous montrer positif et rassurant tout en sachant poser les bonnes limites !

Confiance en lui : les mots qui font du bien
• Votre enfant va aussi puiser son assurance dans vos paroles apaisantes. Cela lui permettra de se sentir compris par vous dans les moments difficiles.
• N’oubliez pas : il y a des mots qui font du bien, d’autres qui blessent ! Bannissez les moqueries et évitez de manier l’ironie… Surtout en public ! Un enfant la comprend mal. Et puis, il ne prendra pas de risques s’il craint d’être ridicule !

Tu peux le faire !
• « Tu peux sûrement faire ça tout seul, je te fais confiance. » Bien sûr, il ne s’agit pas de l’autoriser à toutes les expériences qu’il souhaite sous prétexte qu’on apprend en faisant. Simplement, le fait de rassurer à chaque âge votre enfant sur ce qu’il a le droit ou la possibilité de faire lui permet d’éviter les peurs… qui pourraient aussi lui couper les ailes ! A l’inverse, trop de protection risque de l’empêcher d’évaluer ce dont il est capable. L’essentiel repose donc sur un équilibre subtil entre la protection et l’encouragement. Entre ce que vous pouvez lui demander sans être trop ou trop peu exigeant. Si vous le freinez en permanence, il pensera que le monde est trop dangereux pour qu’il s’y risque. Vous croyez en lui ? Les phrases à proscrire ? « Tu vas tomber ! » ou « Tu n’y arriveras jamais » : parce que si vous en êtes tellement convaincu, c’est sûr, il va tout rater !
• N’oubliez pas : il échoue malgré vos encouragements ? Aidez-le à accepter son échec. On ne peut pas tout réussir à chaque fois !

Lui donner confiance face au regard des autres
• En grandissant, le cercle des relations s’élargit. A la crèche, chez son assistante maternelle, au parc ou à l’école, votre enfant va apprendre à s’intégrer dans un groupe et à affronter le regard des autres, témoins de ses réussites, mais aussi de ses échecs. Evitez le plus possible d’intervenir, sauf en cas de danger. Vous lui montrez ainsi qu’il peut se débrouiller sans vous. Il refuse de se joindre au groupe malgré vos encouragements ? Non ce n’est pas un sauvage ! Jusqu’à sa 2e année, et parfois plus, il apprécie la compagnie des autres, s’amuse volontiers avec un adulte qui joue avec lui, mais il ne participe pas encore aux jeux de groupe avec ceux de son âge. Soyez tout de même vigilant. S’il semble avoir peur des autres enfants, se tient très en retrait, ou a une attitude agressive de manière répétée, ne laissez pas la situation s’installer. Parlez-en aux personnes qui le connaissent bien. S’ils vous signalent que votre enfant semble en souffrir, mieux vaut consulter un psychologue.
• N’oubliez pas : surtout ne le forcez pas. Laissez-lui la liberté d’avancer à son rythme. Il a le droit de préférer le calme des échanges en petit comité à l’agitation de la vie de groupe !

L’essentiel, vous montrer positif
• « Bravo ! », « Tu es un vrai acrobate ! », « J’adore ton dessin ! » Vous êtes habituellement avare de compliments ? Maintenant que vous êtes parent, il va falloir vous y mettre. Parce que si vous avez dit à votre enfant que c’est un champion, alors il va tout faire pour vous donner raison ! Non vous ne risquez pas de lui donner la grosse tête. Il vous offre, fier comme un paon, votre portrait, un étonnant gribouillis au feutre vert ? Retenez-vous de rire ! Au contraire, félicitez-le ! Quitte à lui donner ensuite, avec doigté, quelques pistes pour progresser. Et s’il faisait maintenant le portrait de son papa en plusieurs couleurs ?
• N’oubliez pas : l’essentiel est que, dans un registre ou un autre, votre enfant fasse preuve d’initiative et d’autonomie. Félicitez-le pour ce qu’il fait de bien, tout en l’encourageant pour le reste. L’idée est d’être constructif !

Confiance en soi : donnez l’exemple !
Même si elle n’est pas inscrite dans nos gènes, la confiance en soi se transmet. Celle que vous donnez à votre enfant dépend beaucoup de la valeur que vos parents vous ont accordée. Si vous avez confiance en vous-même, que vous attendez des autres qu’ils vous respectent, votre enfant bénéficiera d’un exemple à suivre pour se construire. A contrario, le manque d’estime et d’amour de soi peut aussi passer de génération en génération !
N’oubliez pas : vous sentez que vous avez tendance à l’auto-dépréciation ? Mieux vaut en être conscient et, si besoin, en parler à un spécialiste (psychologue, psychothérapeute…) pour éviter que le cycle infernal ne se reproduise. Parce que vous – et votre enfant – le valez bien !