Petits conseils pour la rentrée

Petits conseils pour la rentrée

Sa première rentrée :

Afin de calmer ses inquiétudes à lui, pensons à apaiser les nôtres. Pas de surinvestissement, aujourd’hui est aujourd’hui et « demain est un autre jour » !

Cultivons la joie de cette première fois, celle de le voir grandir, et préservons la légèreté du trajet et du « au revoir, on se retrouve tout à l’heure ou ce soir ! ».

Chassons les impatiences et énervements : « Dépêche-toi ! Finis ton bol ! Reste tranquille ! »

Pensons à chanter et rire pour parler de l’école et réduisons par 10 nos milles recommandations inutiles…

Avant le jour J, parler de l’école :

Avec des mots simples et concrets, on peut lui décrire ce qu’il y fera : « A l’école, dans une journée, il y a beaucoup de moments différents.

Les enfants sont parfois répartis en petits groupes et parfois tous ensemble. Avec l’éducatrice, tu vas écouter des histoires, chanter des chansons, te faire des copains, découvrir des jeux qu’il n’y a pas à la maison…

Tu feras de la gymnastique, de la danse, du vélo, de la peinture… »

Il ne faut pas non plus trop idéaliser l’école (« ça va être génial, tu vas adorer ! ») il risquerait d’être déçu.

 Ca y est, c’est aujourd’hui !

Les rentrées sont échelonnées pour permettre un accueil personnalisé. Si cela vous est possible, organisez-vous pour qu’au moins un parent puisse être présent ce jour-là.

N’hésitez pas à entrer dans la classe, prenez le temps de vous familiariser ensemble avec les lieux, jouer à un jeu, faire un puzzle…

Et profitez de l’occasion pour faire passer certaines informations à l’éducatrice : une nuit difficile, une contrariété…

Savoir se quitter :

Le pire pour nous, ce sont les parents qui quittent la classe en catimini. Non, il ne faut pas chercher à protéger son enfant en lui taisant les choses. Sa journée se passera sereinement s’il est au courant de ce qu’il va lui arriver : qui vient le chercher, à quelle heure…

La séparation est dure pour tout le monde, surtout si l’enfant pleure. Nous conseillons aux parents de l’anticiper aussi : « je joue encore un peu avec toi puis je m’en vais et je reviens ce soir te chercher. »

Quant à ceux qui pleurent, il faut bien sûr leur dire au revoir et faire confiance aux éducatrices.

Le soir, s’il ne vous raconte rien de sa journée, tant pis ! Ne le harcelez pas de questions, il aurait l’impression que quelque chose ne va pas.

Et anticipez sa fatigue : le rythme est souvent épuisant et il vaut mieux avancer l’heure du coucher.

L’inviter à grandir :

Il faut aussi saisir toutes les occasions pour lui donner l’envie de grandir. On peut commencer doucement en apprenant à se moucher, à manger et s’habiller un peu tout seul, à ne recourir à la tétine et au doudou que dans le lit… Tous ces détails vont lui donner le sentiment qu’il est prêt pour aller à l’école.

Certains parents continueront d’appeler leur enfant « mon bébé ». Ici, nous tenons le discours inverse : « Vous êtes des grands et vous savez faire plein de choses. » Ils sont fiers.

Entendre ses craintes :

Le rôle des parents est aussi de rassurer l’enfant en acceptant qu’il ait des inquiétudes, sans les minimiser. En particulier lorsque c’est l’ainé de la famille, on peut lui dire : « C’est normal d’avoir un peu peur ou de se sentir triste. C’est nouveau pour nous deux, on va découvrir tout cela ensemble. » En revanche, même si c’est souvent le cas en début d’année, ne mentionnez pas le fait qu’il y a des enfants qui pleurent, cela l’inquiéterait inutilement.

Des lendemains qui déchantent ?

C’est vrai, le 2ème jour est parfois plus difficile car les enfants ont intégré toutes les informations, et en particulier celle de la séparation. Il faut être clair : « Tu es grand, tu as l’âge d’aller à l’école, même si ce n’est pas facile de nous quitter. Tu vas y découvrir des choses que tu ne fais pas à la maison. »

Et reparler aussi des contraintes familiales :

« Nous travaillons… Nous avons besoin de temps pour… »

En général, les vacances d’automne marquent un cap, comme si cette coupure leur permettait de bien intégrer leur vie à la maternelle.

Ils en reviennent transformés !